Illettrisme, La langue française comme révélateur de la société, Troubles obsessionnels de la communication

Ah ces belles majuscules !

Nous apprenions autrefois à l’école primaire, non seulement à former correctement nos lettres dans l’apprentissage de l’écriture mais aussi à dessiner, ou plutôt à calligraphier les majuscules, souvent en nous appliquant tellement fort que nous tirions la langue. Cette époque est révolue et les majuscules qui demandent non seulement des connaissances pour savoir comment les tracer mais aussi quelques efforts, ont le plus souvent disparu du discours écrit, sous l’influence de l’informatique qui les ignore superbement. De plus, quand on respecte leur usage, on se contente la majorité du temps de les tracer en écriture d’imprimerie. Et bien sûr l’esthétique est sacrifiée au nom de la praticité.

Quand doit-on mettre ou non une majuscule ? Il y’a des règles à respecter.
Toute phrase commence par une majuscule (Nous étions à l’étude lorsque le proviseur entra, Après-demain nous irons à la plage). La moindre réplique dans un dialogue également, alors précédée d’un tiret. Le moindre petit morceau de texte, un vers dans un poème par exemple, sauf volonté spécifique de l’auteur dans les vers libres. C’est la règle d’or.
Tout nom propre également, nom ou prénom de personne (monsieur Dupont, ou Dubois-Dupont si le nom est composé), ou nom géographique (les Alpes de Haute-Provence, la Grande- Bretagne). Les titres d’œuvres qu’elles soient littéraires (les Rougon-Macquart, les Misérables, Alcools), cinématographiques (le Prénom, l’Etat sauvage), ou plastiques (la Joconde, le Penseur) sont aussi en italique quand ils sont imprimés ou soulignés quand ils sont manuscrits.
Si les noms propres sont devenus des noms communs, il perdent leur majuscule. Ainsi on fera la différence entre la Bourgogne et un verre de bourgogne ou encore une poubelle, figure de style de l’antonomase puisque le nom est issu du préfet Poubelle qui en a répandu l’usage.
A l’inverse, un nom commun peut devenir un nom propre s’il a un référent connu et unique, ainsi le mot pucelle désignant une jeune fille devient la Pucelle en se référant à Jeanne d’Arc, ou l’empereur devient l’Empereur en représentant Napoléon 1er.

 

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