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Cocasseries de la langue française (début)

Au moment où notre chère et belle langue est l’objet de plusieurs controverses, de débats houleux pour décider d’écrire nénuphar ou nénufar, je vous livre ces observations pleines d’humour qui vous permettront sans aucun doute d’améliorer votre orthographe d’usage.

Persifler ne prend qu’un f et siffler en prend deux.
Hutte a deux t, mais cahute, un seul, ainsi que gargote, paillote et belote.On écrit traditionnel mais traditionaliste, millionième mais millionnaire. Patronat et patronner, déshonneur et déshonorer. Souffler nous joue le même tour avec boursoufler (mais souffler n’est pas jouer …), aromate et arôme, drôle et drolatique, grâce et gracier, détoner et détonner.
Fantomatique n’a pas d’accent circonflexe, alors que fantôme en a un.
Les maris peuvent être marris. Les maris des Lapones et des Lettones ont raison d’être marris puisque leurs charmantes épouses ne sont gratifiées que d’un n, contrairement aux Bretonnes, Gasconnes, Teutonnes et Berrichonnes.

Les mots épicènes

Pour les humains la vie est relativement simple quand nous nous présentons : « Bonjour madame ou Bonjour monsieur », mais imaginez ce qui se passe chez les animaux qui portent le même nom quel que soit leur genre (épicène) :
« Bonjour ! Je suis une souris.

– Génial ! Je suis un souris ! On danse ?  »

Alors que le chien a sa chienne, le chat sa chatte, le canard sa cane, la grenouille, l’autruche, le cafard et des centaines d’espèces animales n’ont qu’un genre. Ce qui est vache (sic), c’est que certains animaux tels la mouette, la pie, la mite, la truite ou la panthère se retrouvent sans maris alors que d’autres ont le problème inverse, comme le blaireau, l’asticot, le lézard, l’éléphant, le bar, le crabe, le putois ou le serpent. Bref, tout cela me paraît très injuste et difficile à vivre et je ne parle pas de la crevette pour qui …. c’est le bouquet !

Le seul qui s’en tire bien, c’est encore l’escargot qui, pas fou, a choisi la neutralité en étant hermaphrodite.

Les mnémots-techniques

Je me souviens que je n’aperçois qu’un p à apercevoir.
Je me souviens que je n’attrape qu’un p à attraper.
Je me souviens qu’on ne peut mourir qu’une fois, mais qu’on peut se nourrir plusieurs fois.
Je me souviens que le chapeau de la cime est tombé dans l’abîme.
Je me souviens que le chapeau du boiteux est rangé dans sa boîte.
On met un chapeau sur la tête, un couvercle sur la boîte, un toit sur le château, sur l’hôtel, sur l’hôpital, mais celui du chalet a été emporté par l’avalanche.

Les mots que l’on ne s’attend pas à trouver là

Il y a des cocasseries qui me titillent parce qu’elles compliquent l’usage de la langue mais il y en a d’autres qui m’enchantent, surtout celles où l’on trouve associés des mots qui n’ont rien en commun.

Que font le vélo dans la tête, l’estomac dans les talons, le poil dans la main, les pieds dans le plat, les fourmis dans les jambes, le soupçon dans le lait ?
Et la vessie avec la lanterne, le fusil avec le chien, le bois avec le chèque, la grimace dans la soupe, le chat dans la gorge, la confiture chez les cochons et le rubis sur l’ongle ?
Vous ai-je mis la puce à l’oreille ?

Vous pleurez quand vous épluchez les oignons ?
Non, parce que vous les pelez.
Peler et éplucher sont certes synonymes mais avec une légère nuance : quand on épluche, on nettoie en enlevant les parties mauvaises, quand on pèle on enlève les parties inutiles.
On pèle une banane mais on épluche une pomme de terre. Alors ? Pèlerait-on les fruits et éplucherait-on les légumes ? Ce n’est pas si simple.
Je pèle les pommes, les poires et les scoubidous mais j’épluche les marrons qui sont des fruits.
J’épluche la salade, mais si !
De toutes façons, si c’est trop compliqué pour vous, mangez des fraises et n’épluchez pas trop ce texte.

Les mots masculins en « e »

J’ai du mal à mettre un e à la fin du mot pygmée, surtout quand je parle de l’homme. Ce e lui donne un petit côté efféminé qui ne lui sied guère.
Pourtant, j’ai repéré une trentaine de cas similaires qui ne me posent pas de problèmes particuliers : lycée, apogée, périnée, musée, macchabée, trophée colisée .

Quant à gynécée dont le e est plus que justifié dans le cas d’un appartement réservé aux femmes, on peut s’étonner de cette nouvelle incohérence : on dit un gynécée.
Je propose donc pour faire bonne mesure d’écrire dorénavant : une eunuque.

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