Comportements, Problèmes de société

Où la virilité peut-elle encore se nicher ?

Il paraît que les vêtements masculins actuels, dits près du corps, contraignent nos chers partenaires à des contorsions épouvantables. Eux, dont le fait de se dégrafer n’importe où ressemblait auparavant à un jeu d’enfant, tandis que nous autres pauvres créatures devions chercher un endroit isolé des regards pour soulever nos jupons ou ouvrir béants nos pantalons sinon à prendre le risque de tremper nos cottes ! Les malheureux sont depuis quelques années abonnés quasiment aux mêmes gestes et en souffrent horriblement dans leur amour propre et ce dès le matin au réveil, alors qu’enchiffrenés par une nuit de sommeil profond et réparateur, ils chaloupent vers la salle de bains ou les toilettes en maintenant comme ils le peuvent une expansion incontrôlable, vaudeville quotidiennement rejoué de la paille et de la poutre dans l’œil du voisin ou de la voisine. Arrivés à bon port, les voilà emberlificotés dans un vêtement aux échappatoires exiguës et râlants pour mal commencer la journée. La seule porte de sortie qui s’offre alors à eux est de baisser culotte, mais pas jusqu’au point d’en profiter pour s’asseoir, ce qui serait vraiment rendre les armes.

La faute à qui tout ça ? À cette connerie de mode, raccourci familier d’une pensée masculine ulcérée par une mode vestimentaire plutôt contre le corps que près de lui. En effet, phénomène sans doute dû à la mondialisation et un peu à la crise, force est de constater que la quantité de tissu, plus encore la longueur des fermetures dites jadis Éclair, ont diminué comme peau de chagrin. Leur prix proportionnel à la longueur est exorbitant pour les fabricants ce qui les incite à les remplacer par un ou deux boutons en plastique impossibles à extirper de boutonnières mal formées dans des pays lointains par des chtites nenfants. Bref, le piège économique se referme en quelque sorte sur l’anatomie du consommateur masculin. La taille basse ceinture leur abdomen, l’entrejambe remonte leur matériel reproducteur, l’étroitesse des jambes de pantalon scie les muscles de leurs cuisses en position assise et, le plus important pour la fin, la braguette moule de façon indiscrète leur virilité avec laquelle il est rigoureusement impossible de tricher.

Ah qu’elles sont regrettées la mode des pantalons à pinces de nos pères ou encore mieux de nos grands-pères et celle des slips kangourou !

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