Troubles obsessionnels de la communication

Les nouveaux langages : le jargon des affaires

Extrait de Planète Com, à commander ici

Le jargon du business

S’il est un langage particulièrement hermétique, c’est bien celui des affaires, et tout ce qui a trait à l’économie. Il faut vraiment être initié pour comprendre , sans compter que les mots d’anglais économique abondent, et que ce n’est pas avec nos connaissances scolaires dans cette discipline que nous sommes suffisamment armés. Comment répondre à la question suivante : Le destin des LBO est-il de finir en Bourse ? En admettant que l’on sache que les LBO sont les Leverage Business Operating, on n’est guère plus avancé. Business plan, cash flow, turn over, surbooking, debriefing, et sa variante reporting, sont du chinois pour le commun des mortels qui a l’impression d’être juste un peu tenu à l’écart. Il est possible de faire du Google compete, ou du marketing viral, beaucoup plus inquiétant. Le name boarding fait moins peur par contre. Est-ce qu’on a des scripts pour faire du phoning ? est une vraie question à poser le lundi matin avant d’attaquer la journée de bureau. Mais on pourra à la rigueur se rattraper avec des conf call. Et s’ils ont choisi Sharepoint pour faire de l’Intranet, alors là, ça va être du design win, mais il vaudra mieux backuper, chapeau bas ! Et nous avons déjà rencontré les business angels. Peut-être pas aussi angéliques par ailleurs les traders qui ont mis la planète entière dans la panade. Y aurait-il un down sur la fabrication d’automobiles ? Cela aurait de fâcheuses conséquences sur les équipementiers. En Bourse, il faut louvoyer entre gapbaissier et gaphaussier, admettre qu’une dynamique peut être baissière, investir dans des hedge funds à condition d’adopter une politique de money management, ou se contenter de s’inspirer des mouvements de masse. On peut donner un buy limit à son banquier si on est en position de négocier, ou à l’inverse, un buy stop si on veut acheter à tout prix. Le blanchiment d’argent sale existe malgré son interdiction mais rassurons-nous, l’argent n’a pas d’odeur et les fonds peuvent même être propres. Et, quand les actions surperforment, qui dit mieux? Subir une correction n’est après tout pas si grave, ce n’est qu’un repli en tendance haussière. Essayez par exemple de comprendre cette définition du mot spread : commission perçue par le broker pour chaque transaction, généralement exprimée en pips (sic). C’est un peu comme dans le Larousse, il faut aller voir la définition de pip, pour piper un minimum, il s’agit d’un point ou unité de valeur de variation d’une action ou d’une paire de devises. Maintenant c’est clair ! Le business n’est pas pour tout le monde, on est vite dépassé, il est plus prudent de s’abstenir.

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